L’Association pour le Développement Communautaire et la Nature (ADCN) a récemment mené une activité de sensibilisation dans les localités de Kingarame et Buhumba, en République Démocratique du Congo. Grâce au soutien financier de la Corée du Sud, par l’intermédiaire du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette initiative avait pour but de renforcer la participation communautaire, de promouvoir la cohésion sociale et de prévenir les Violences Basées sur le Genre (VBG).


Les communautés de Kingarame et Buhumba font face à des défis importants liés à la cohésion sociale et à la protection des droits des femmes et des filles. Les VBG restent une préoccupation majeure, souvent exacerbée par des tensions communautaires et un manque d’information. Pour y répondre, l’ADCN a organisé des ateliers interactifs, des séances de théâtre forum et des formations pratiques. Les ateliers ont permis d’expliquer les concepts de participation communautaire, de cohésion sociale et de prévention des VBG, tout en encourageant les échanges entre les participants. Le théâtre forum a illustré des situations réelles de VBG et de conflits, suivies de débats pour identifier des solutions collectives. Des formations ont également été dispensées aux leaders locaux sur les mécanismes de signalement des VBG et les techniques de médiation.
Des campagnes de communication, incluant des affiches, des dépliants et des messages radio, ont été mises en place pour toucher un public plus large et renforcer l’impact de la sensibilisation. Cette activité a été menée en collaboration avec les autorités locales, les leaders communautaires et les organisations de la société civile.
Les résultats montrent une prise de conscience accrue parmi les participants. Ceux-ci ont mieux compris l’importance de la participation communautaire et des mécanismes de prévention des VBG. Les témoignages recueillis illustrent l’impact positif de cette initiative : « Avant cette sensibilisation, je ne savais pas comment réagir face aux violences que subissaient certaines femmes de notre village. Maintenant, je sais vers qui me tourner et comment aider. » — Mme Mukamana, participante à Kingarame « Grâce à ces ateliers, nous avons appris à mieux nous écouter et à travailler ensemble pour résoudre nos problèmes. C’est un grand pas vers la paix. » — M. Bahati, leader communautaire à Buhumba
L’ADCN prévoit de poursuivre ces activités dans d’autres localités, en renforçant les capacités des comités locaux et en étendant les campagnes de sensibilisation. L’accent sera mis sur le suivi des cas de VBG signalés, la création de groupes de dialogue pour maintenir la cohésion sociale, et le plaidoyer pour une meilleure implication des femmes dans les processus décisionnels locaux.
L’ADCN lance un appel à tous les partenaires — gouvernementaux, internationaux et locaux — pour soutenir ces initiatives et contribuer à la construction d’une société plus inclusive, pacifique et respectueuse des droits de tous.